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| NOM | Tristan Garner | ![]() |
| DATE DE NAISSANCE | 0000-00-00 | |
| NATIONALITE | ||
A 22 ans, Tristan Garner se retrouve la tête dans les étoiles. Après quelques maxis clubby pour le label PooleMusic (chapeauté par
Antoine Clamaran), seul ou en trio avec ses potes Greg Dorian et Distorded, le jeune français décroche peut-être le gros lot de cet hiver avec son single 'Give Love'. Signé par le label Scorpio, ce titre
house vocale se positionne en haut des charts, qu'ils soient club ou radio. Du coup, on ne pouvait que mettre en avant ce producteur
prometteur, en l'accompagnant dès maintenant dans son ascension.
Seul le temps nous dira si 'Give Love' aura été un coup d'éclat éphémère. En tout cas, on prend le pari que Tristan Garner, bien intégré dans la nouvelle scène clubby française aux côtés de ses potes Arias,
Arno Cost, Norman Doray & co, a toutes les cartes en main pour faire une belle carrière...
.
On t'a découvert au printemps dernier au sein du projet TGD auquel tu participes avec Greg Dorian et Distorded. Comment réagissent-ils
face au succès de ton titre ?
Je travaille avec Greg et Distorded depuis des années. On se soutient mutuellement depuis le début, que ce soit au niveau de la musique ou
dans la vie. Ils sont donc très heureux du succès de mon track ! Et je leur souhaite le même !
Pourquoi pas sur un futur projet commun d'ailleurs... A suivre !
Raconte-nous un peu comment tu as réussi à intégrer les labels d'Antoine Clamaran..
A l'inverse d'autre compositeurs, je n'ai pas démarré en tant que DJ. J'ai débuté la production seul à l'âge de 16 ans.
Quelques années plus tard, et plusieurs nuits blanches à composer, j'ai proposé une maquette à différents labels, mais en vain. Cependant, Jeremy et Mike de Pool E Music ont été séduit par ce projet, et j'ai donc signé sur ce label en 2006.
Tu incarnes la nouvelle génération de DJ-producteurs
français, aux côtés d'Arno Cost,
Mathieu Bouthier, Arias, Norman Doray... Vous
formez un groupe de potes assez solidaire,
n'est-ce pas ?
En effet ! On s'est rencontrés par l'intermédiaire de différents forums musicaux. Notre passion commune pour la musique électronique nous a
vite amené à sympathiser. On se connaît depuis le début et on reste une bande de potes avant tout.
C'est sur le titre d'un autre jeune producteur français, Alexandre Auger, que tu t'es appuyé pour ton single 'Give Love'. Peux-tu nous éclaircir
un peu l'histoire ?
Merci pour cette question qui me permet de mettre les choses au clair ! Il n'y a eu ni inspiration, ni copie, ni plagiat. Nous avons été contacté chacun de notre côté par le producteur du chanteur Akil, pour travailler
le titre 'Give Love'. Or, nous pensions avoir chacun de notre côté l'exclusivité sur le vocal, ce qui n'était pas le cas... D'où deux versions
similaires au niveau du vocal, mais qui ont leur propre couleur musicale. La morale dans tout ça, c'est qu'il faut faire très attention avec qui on travaille dans ce milieu.
Arias signe aussi un remix, apparemment celui joué par tous. Comment tu vis le fait que ce ne soit pas ta version originale qui soit plébiscitée ?
Très bien, car je voulais absolument qu'Arias apporte sa touche au projet. Ce qui a parfaitement marché ! Ma version est plus house funky
mais elle est jouée par d'autre DJ's, comme David Dunne du label Hed Kandi. Que ce soit au niveau du remix electro d'Arias, du remix soulful
de Jerome Isma Ae, ou du mien, ce projet offre une vraie complémentarité. 'Give Love' est dans un style house vocale, avec aussi une petite nappe filtrée à la Prydz.
Tu pensais que ça deviendrait un titre joué partout ?
A l'origine, je reste un fan inconditionnel du son French Touch. Alan Braxe et Thomas Bangalter sont mes références. En 2007, l'electro a envahi les radios comme les clubs. Je voulais alors proposer quelque chose de différent, vocal et mélodique. C'est ce choix, je pense, qui a plu, mais je ne m'attendais pas à un tel engouement.
En plus d'être producteur, tu bosses dans ce milieu de la musique... Crois-tu que 'Give Love' a un potentiel suffisant pour durer en haut des
charts ?
C'est vrai, j'ai la chance de faire vivre ma passion aussi bien dans ma vie personnelle que dans ma vie professionnelle. Concernant 'Give Love', le label Scorpio s'occupe aujourd'hui de promouvoir ce track. Et on va tout faire pour qu'il buzz un max !
Tu as remixé aussi le titre de Jeff Di Feno 'Touch Your Mind'. Est-ce que les remixes sont un exercice que tu affectionnes ?
C'est un art différent de la simple composition, un vrai défi ! Et j'aime apporter une couleur différente et personnelle sur chaque remix. En
plus, je connaissais bien Jeff, c'était une belle occasion de travailler ensemble. Malgré le phénomène french-touch, les jeunes artistes français ont souvent du mal à être reconnus à l'étranger. On constate souvent que les titres n'arrivent pas à s'exporter.
Comment tu analyses ça ?
Aujourd'hui, avec Internet et la banalisation des logiciels de Mao, il existe beaucoup plus de morceaux sur le marché qu'auparavant. D'où la
difficulté de sortir du lot. Mais je ne crois pas que ce soit propre au marché français. Récemment, l'exemple parfait est 'Magenta' des
"jeunes" français Arno Cost et Arias. ça a été un tube mondial !
On sait très bien qu'il n'est pas facile d'enchaîner les titres à succès. A tête reposée, comment gères-tu ça ?
Rebondir sur un succès est toujours difficile, c'est certain. Mais je n'ai que 22 ans et j'ai donc le temps de me concentrer sur plusieurs projets différents. Je travaille aujourd'hui sur un prochain morceau, mais je préfère prendre suffisamment de temps pour le terminer.
Te sens-tu prêt à croquer à pleine dent cette vie de DJ-producteur-remixeur ?
J'ai fait le choix de vivre de ma passion, donc
oui à 300% !