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Biographie du chanteur Dalida
Dalida
NOM Dalida
2856
DATE DE NAISSANCE 1992-01-20
NATIONALITE

BIOGRAPHIE

Dalida, de son vrai nom Iolanda Gigliotti, est née le 17 janvier 1933 au Caire, dans le quartier de Choubrah, en Egypte. Elle fait partie d'une des nombreuses familles d'émigrants italiens du début du XXème siècle. Dès sa petite enfance, elle a des problèmes avec ses yeux, le port d'un bandeau noir sera imposé par le médecin. Pour avoir cherché la lumière par le coin du nez, l'infortunée hérite d'un strabisme convergent...
En 1939, le roi Farouk, soucieux de conserver son trône, fait emprisonner tous les hommes italiens soupçonnés fascistes. Le père de la future Dalida n'y échappe pas. Il reviendra quelques années après, brisé et mourra peu de temps après, terrassé par une congestion cérébrale.
En 1954, à l'age de 21 ans, Iolanda est élue Miss Egypte. Sitôt son titre remis en jeu, elle part pour Paris le 25 décembre dans l'espoir de devenir actrice sous le pseudonyme de Dalila.
La chance n'est pas au rendez-vous pour la pauvre Dalila. Elle passe alors une audition pour chanter à la Villa d'Este, cabaret des Champs-Elysées, et est tout de suite remarquée par Bruno Coquatrix, propriétaire de l'Olympia. Après avoir changé son pseudonyme en Dalida, la jeune femme passe une audition à l'Olympia. Bingo ! Elle a à ses pieds les deux hommes les plus influents de la chanson, Lucien Morisse, Directeur Artistique d'Europe N°1, et Eddie Barclay, roi du microsillon. Ceux-ci lui font enregistrer "Bambino" en 1955, reprise d'une chanson italienne, Guaglione. Le succès est phénoménal, la machine est lancée, elle ne s'arrêtera pas pendant plus de trente ans.
Alors qu'une histoire d'amour se noue entre la chanteuse et Morisse, celle-ci enregistre "Gondolier" qui la place en tête des ventes, ainsi que "Come Prima". Si tout pouvait aller aussi bien dans sa vie privée ! Lucien Morisse est marié. Il divorce, mais hésite à se réengager, Dalida est prise par son travail et ses tournées, elle ne le voit jamais. Pourtant, ils se marieront, en 1961, après six ans de vie commune.
Deux mois après, la chanteuse rencontre Jean Sobieski, peintre, à Cannes. Coup de foudre. Divorce. Morisse ne pouvant bannir sa femme des ondes d'Europe N°1, il ne passe alors que ses vieux tubes en laissant la place libre aux artistes yé-yé. Nombreux sont ceux qui parient que Dalida est finie. C'est mal la connaître.
En décembre 1961, elle joue sa dernière carte et fait un Olympia. Succès incroyable. C'est le début d'une émancipation dont le signe le plus distinctif sera une nouvelle couleur de cheveux. Brune, Dalida devient blonde en 1964. Les traits sont adoucis. C'est une nouvelle femme.
En 1966, alors que depuis longtemps Jean Sobieski est parti, craignant de devenir "Monsieur Dalida", sa maison de disques italienne lui présente un jeune chanteur encore inconnu, Luigi Tenco. C'est une nouvelle fois un coup de foudre. Par amour, elle décide de partriciper avec lui au festival de San Remo en 1967, présentant une des chansons du jeune homme, "Ciao amore ciao". Le soir de la représentation, celui-ci mélange calmants et whisky. Malgré l'interprétation de Dalida après celle de Tenco, c'est un échec. Dégoûté et déçu, Tenco s'enferme dans sa chambre d'hôtel et se tire une balle dans la tempe. Dalida découvre le corps. Crise de nerfs et dépression. Un mois après, Dalida elle-même s'enferme dans la suite 410 de l'hôtel Prince-de-Galles pour y avaler un tube de somnifères, avec la ferme intention de ne plus se réveiller...
Elle est sauvée de justesse après 5 jours dans le coma. Elle fait son grand retour fin 1967, et malgré le succès de ses nouvelles chansons, "Darla Dirladada" et "Le temps des fleurs", elle envisage de quitter le métier puis se rétracte après un séjour en Inde. Vient alors le temps de la réflexion. Dalida a eu sa chance, elle ne veut pas la laisser filer une nouvelle fois. Elle souhaite que Dalida et Iolanda vivent enfin en paix. On l'appelle la Madone car elle est toujours vêtue d'une robe blanche et longue. La vie ne l'aide pas. En septembre 1970, Lucien Morisse se suicide. Un an après, c'est au tour de sa mère, Giuseppina, de mourir d'une embolie pulmonaire. Elle est très marquée par ces décès successifs, et n'a toujours pas d'amant. En 1972, elle rencontre Richard Chanfray, qui prétend pouvoir changer le plomb en or et se fait appeler le Comte de St Germain. Elle en tombe amoureuse. St Germain l'aide dans un premier temps à faire ressortir sa féminité. C'est le temps de "Gigi l'Amoroso". Elle a 41 ans. Mais le comte ne tarde pas à réveler sa vraie personnalité. Il est violent, a une tendance à la schizophrénie qui le conduit à détruir son couple. Mais Dalida veut y croire encore. Elle sait que c'est sa dernière chance d'avoir un couple stable et un enfant. Elle ne sait pas encore que quelques années auparavant, une amourette l'avait mise enceinte, et que son avortement l'avait rendue stérile... Mais, en attendant, Dalida sent venir le vent, celui qui fait changer la mode musicale. Conseillée également par son frère et producteur Orlando, elle surfe sur la vague du disco avec des chansons comme "J'attendrai"? "Salma ya Salama" "Le Lambeth Walk" et autres "Génération 78"... En 1980, elle accumule presque 25 ans de carrière non-stop, et transforme le Palais des Sports en temple du disco, le temps d'un mois. Elle est au faîte de sa gloire. Mais les années 80 seront surtout les années de sa chute, une chute lente et douloureuse, interrompue seulement par quelques paliers salvateurs qui ne résisteront pas longtemps. En 1981, elle se sépare de St Germain, dira : "J'ai perdu 9 années de ma vie avec lui". Lourd bilan pour une femme en approche de la cinquantaine. En 1982, elle révèle son vote pour François Mitterrand. On soupçonne une histoire entre eux deux. On dit qu'elle est employée par la gauche. Dalida sera obligée de partir en tournée pendant un an, le temps que l'affaire se tasse...Le 17 janvier 1983, la chanteuse fête son demi-siècle d'existence. Une mauvaise nouvelle l'attend : St Germain s'est suicidé en s'asphyxiant avec les gaz d'échappement de sa voiture. 3 hommes,3 morts. On raconte qu'elle porte malheur. Dalida est de plus en plus malheureuse, se cherche, coupe ses longs cheveux blonds. Elle se remet à fumer. En 1986, elle accepte de jouer dans le film de Youssef Chahine, "Le sixième jour". Elle y campe Saddika, une grand-mère cherchant à sauver son petit-fils malade du choléra en Egypte. Elle veut prouver ainsi qu'elle est une vraie actrice. Tout avait commencé en Egypte avec des rêves cinématographiques, la boucle est bouclée. "Le sixième jour" n'aura pas beaucoup de succès, s'agissant d'un film d'auteur. Dalida le prend-elle pour un signe de désaffection du public ? Toujours est-il qu'elle s'enferme dans son malheur. Même son frère ne peut plus l'approcher. Elle fait la promotion de son dernier disque, avec des chansons comme "Parce que je ne t'aime plus" ou "Les hommes de ma vie". Passé février 1987, elle ne passe plus sur le petit écran. Elle fume les cigarettes par paquets et joue aux cartes. Par obligation professionnelle, elle participe aux Césars et remet le prix de la meilleure musique de film le 7 mars, avec Arielle Dombasle. Elle est alors déjà morte mentalement. Finalement, à jamais lasse de la vie, le samedi 2 mai 1987, au soir, après avoir passé un pyjama de satin, elle absorbe 120 cachets de barbituriques, avec un verre de whisky, se couche et éteint sa lumière. Le lendemain, au journal de 20 heures, la France, sidérée, apprend que Dalida s'est suicidée.



La biographie provient de :Nicolas

Le site Officiel de Dalida :

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